L'Histoire du Qwan KI DO | L'enseignement au club | Technique & Combats | Le maniement des armes | Rechercher Histoire du QWAN KI DO : Maître CHAU QWAN KY est né en 1895 en Chine au sein de la célébre famille HAKKA'S gardienne d'une médecine traditionelle et de sa pratique des arts matiaux. Dès son plus jeune age, il est confié à son oncle alors dirigeant d'une grande école d'art martiaux et prêtre shaolin, qui va lui enseigner tout son savoir. Il quitte la Chine en 1936 pour s'installer au Sud Vietnam et continuer la pratique de la médecine tradtionnelle issue du savoir-faire de sa famille. Vingt ans après Maître CHAU QWAN KY se rapproche de la capitale en tant qu'herboriste-accuponcteur. Lors d'une de ses interventions, il est surpris par un orage, le jeune PHAM Xuan Tong lui offre alors l'hospitalité pour la nuit. En remerciement et touché par sa gentillesse, il établit sa carte du ciel (horoscope chinois) lui prévoyant un grand Avenir. Il propose aux parents du jeune PHAM Xuan Tong de continuer son éducation et de faire de lui son disciple. Durant plusieurs années, le jeune disciple fait face à la rigueur et l'intensité des entrainements quotidiens. Aprés plusieur victoires au niveau nationale, PHAM Xuan Tong décide de se consacrer à l'enseignement et à la recherche. C'est pourquoi afin de parfaire son éducation il quitte le Vietnam pour l'Europe. Dès son arrivée en France en 1968, PHAM Xuan Tong participe activement à la promotion des arts martiaux vietnamiens. A sa disparition, Maître CHAU QWAN KY fait de son meilleur disciple PHAM Xuan Tong le successeur testamentaire de son école et lui lègue ses manuscrits et documents personnels, résultats d'une vie de recherche. En 1981, aprés 25 ans de pratique et d'approfondissement de ses techniques, il décide de créer sa propre méthode, synhthèse de diverses écoles vietnamiennes et chinoises : la méthode QWAN KI DO. L'écusson du Qwan Ki Do Dans tous les pays, les pratiquants de QWAN KI DO portent tous les mêmes écussons au niveau du coeur, sur le coté gauche du VO PHUC (Tenue noire). La dragon représente l'esprit chevaleresque. L'emblême est composé de 5 parties : . La partie supérieure dite "le casque du chevalier" où se trouve le troisième oeil, représente la clairvoyance, l'intention. . Le yeux de part le regard fixe représentent la rectitude, l'énergie. . Les narines représentent le souffle, la respiration. . La bouche, grande ouverte, représente le courage et la persévérance. . Les dents sont la force. Au total il y a six couleurs (cinq traditionnellement, car on regroupe le bleu et le vert) qui sont celles du Vietnam. . Blanc : pureté (synthèse de toutes les couleurs). . Noir : détermination, sérieux. . Jaune : lucidité, claivoyance, générosité. . Rouge : courage, combativité. . Bleu & vert : bonté & persévérance, espoir. L'emploi de ces couleurs, dans le symbole du QWAN KI DO, rappelle la science traditionnelle issue du Kinh Dich (Yi Jing) dont découle les fondements de notre Art Martial. 10 principes fondamentaux du Qwankido 1- Atteindre le haut niveau technique du Qwankido, en cultivant les notions d’effort, de persévérance, de confiance en soi, de respect d‘autrui, dans l’esprit ancestral de notre Art Martial 2- Forger corps et esprit pour soi et pour autrui, sans nourrir sa propre vanité et orgueil 3- Pratiquer les vertus morales qui fondent le Qwankido : Droiture d’âme, Probité, Gratitude, Simplicité, Modestie, Tolérance. 4- Développer le Qwankido selon les nobles traditions millénaires transmises de Maître en Maître, ne jamais trahir cet état d’esprit par la mesquinerie individuelle qui tente à semer la médisance, la scission ou la dissidence dans la méthode. 5- Cultiver la notion de respect envers les enseignants, les dirigeants, et l’esprit fraternel entre membres 6- Considérer la pratique des combats d’Arts Martiaux ou les assauts libres comme un moyen de progresser et non une fin en soi 7- Ne faire usage de l’Art Martial qu’en cas de légitime défense 8- Appliquer rigoureusement les règlements établis par la World Union of Qwankido 9- Pratiquer avec assiduité au cours, respecter la notion d’hygiène et les conditions d’admission au club de Qwankido 10- Respecter tous les autres Arts Martiaux La pratique : LES ENFANTS : Peu d'enfants résistent au plaisir de découvrir un art martial. Sport d'équilibre et complémentaire des activités de plein air, il convient à tous, petits et grands. En raison de leur fragilité et de leur évolution permanente, un enseignement adapté à leur morphologie et à leur âge est proposé. Il consiste en une initiation, une préparation à véritable pratique de martial : culture physique, exercice de musculation, assouplissements, technique de base, jeux éducatifs, études d'enchaînements techniques codifiés... La durée de l'entraînement est plus courte, l'atmosphère est plus détendue bien que le même cérémonial et la même discipline soit respectée. La pratique raisonnée du QWAN KI DO favorise le développement harmonieux de tous les muscles et oriente l'enfant dans la maîtrise de son corps. Elle l'aide à acquérir de la souplesse, mais aussi à vaincre sa timidité et dans certains cas à reprendre confiance en soi. Aucune violence dans leur évolution, mais la recherche constante de l'équilibre, de la perfection du mouvement, de la beauté et de l'efficacité de l'enchaînement avec un profond respect du partenaire. Dés l'age de7 ans, ils peuvent participer aux rencontres régionales et nationales. Pour les enfants, le système de gradations est différent et autorise des passages plus fréquents. Dans un premier temps, les grades obtenus sont représentés par CAP rouge. Après avoir obtenus le quatrième CAP rouge, il peuvent alors préparer l'examen de la ceinture violette sur laquelle pourront être disposées des barrettes blanches (4 au maximum). Dés l'age de 13 ans révolus, les grades obtenus sont convertis en CAP adulte de couleur bleue. Tout enfant possédant un grade supérieur recoit automatiquement le grade du deuxième CAP adulte par équivalence, un examen technique permet aux professeurs de leur attribuer le premier ou deuxième CAP. LES PERSONNES AGEES : En raison de sa richesse technique, le QWAN KI DO peut convenir également aux personnes d'âge mur. L'âge chronologique est un repère imprécis dans l'évaluation du vieillissement humain. Les divers critères habituels retenus varient d'une personne à l'autre: aspect extérieur, involution dermique, involution physiologique. Quant aux critères intellectuels, même si les capacités intellectuelles diminuent dès la trentaine, il ne constitue certainement pas une référence concluante. De nombreux de personnes manifestent des dons exceptionnels pendant cette période. Les experts en arts martiaux célèbres ne se sont-ils pas révélés à un âge avancé? La sagesse n'est elle pas habituellement symbolisée par un patriarche? Le QWAN KI DO peut se pratiquer à tout âge. Seul, l'optique et l'intensité de l'entraînement varient. En raison de la fragilisation des tendons, et des modifications cardio-vasculaires, le rythme de l'entraînement sera modéré et axé vers des efforts d'endurance. Seront privilégiés les techniques dites "souples" au sens noble du terme à savoir la gymnastique TAM THE pour la préparation et le retour au calme, études approfondies des enchaînements nécessitant le contrôle de la respiration lié à des déplacements maîtrisés. Seront prescrites toutes les techniques acrobatiques et de violence. Dans tous les cas, le pratiquant apprendra à modéré lui-même ses efforts et à prendre conscience de ses limites. Le cours non directif l'autorisant à doser son propre entraînement. LES FEMMES : Le QWAN KI DO convient également aux tempéraments féminins. Le style de souplesse et de beauté adaptée lors des entraînements vise avant tout l'harmonie du corps. La pratique régulière du QWAN KI DO assure le développement harmonieux de tous les groupes musculaires, de l'aisance gestuelle et motrice, aiguisent les réflexes, et constitue une excellente gymnastique du corps. Les techniques défensives et offensives abordées dans un style de souplesse arment la pratiquante de réflexes pouvant se révéler très efficace en cas de danger ; les techniques de respiration et de relaxation procurent rapidement une sensation de détente et de concentration. ARMES TRADITIONNELLES Dans le systeme féodal vietnamien, seuls les nobles et les soldats pouvaient porter une arme, ainsi le peuple incapable de se défendre face à la menace des épées des soldats et des pilleurs, adaptérent les outils du quotidien, qui devinrent des armes puissantes et mortelles. Au 18e siècle, le général Nguyên Hûe, issu d'une famille de paysans qui devint le roi "Quang Trung", utilisa le Co Vo Dao pour repousser les envahisseurs Tsing et a pu ainsi unifier le pays. Les généraux étaient en première ligne des batailles et ne restaient pas en retrait comme de simples stratèges. Ils devaient acquérir la maîtrise des dix-huit armes de combat traditionnelles et connaître aussi leurs utilisations dans la tactique générale d'une bataille. Par exemple, le long bâton et la grande faucille ( Câu Liêm Thuong ) servaient à dégager le terrain des obstacles puis les lances, les sabres avec bouclier pouvaient attaquer... On peut en distinguer deux types : d’une part, les armes agraires, sont les bases permettant de maîtrise toutes les autres, voir de transformer n'importe quel objet en arme, la plupart du temps en bambous ou en bois ( Bong, gian...), en fait des outils servant dans la vie courante. D’autre part, les armes « nobles » en métal ( Giao, guom) réservées à l’origine aux castes d’élite ou aux guerriers. Ces armes étaient utilisées pour faire la guerre mais aussi comme moyen de musculation. Armes agraires : Bong : Le bâton long est le fidèle compagnon du paysan nomade. Il était utilisé non seulement pour transporter de grosses charges mais également pour la cueillette. Tien-Bong : Ne trouvant pas le bong adapté pour vaincre un adversaire armé d'un sabre, la solution fut d'utiliser un baton court. Utilisé par deux, cet ustensile courant pouvait servir autant pour l'attaque que la défense. La taille du bâton court est comprise entre 0,80 cm et 0,90 cm permettant de le dissimuler facilement. Long gian : Cette arme très connue sous le nom de nunchaku (nom japonais) était à l'origine un fléau en bois qui servait à piler le riz et le blé. travers de nombreux film d'arts martiaux tels que ceux de Bruce Lee Tam thiet gian : Le tri-bâton encore appelé fléau à 3 branches ou nunchaku à 3 branches est une arme délicate à manier. Beaucoup plus long que le long gian son utilisation est propice au combat face aux armes de longue porté. Moc can : Son utilisation originelle permettait aux paysans de moudre les graines de céréales en l'utilisant comme manche pour tourner les meules. Il est muni d'une poignée latérale au tiers de sa longueur et mesure 50 cm. Pour obtenir une bonne maîtrise technique et une certaine dextérité, sa pratique demande beaucoup de souplesse, de force et d'agilité dans les doigts et les poignets. L'utilisation de cette arme repose sur le mariage de la souplesse et de la force afin de doser l'intensité lors de son utilisation aussi bien en impacts reçus que donnés. Il s'utilise par paire pour donner un maximum d'efficacité. Cuu Khuc : La chaîne est divisée en plusieurs sections en métal ( 7,9 ou 13) reliées entre elles par des anneaux. C'est une arme souple redoutable pouvant être utilisée par paire pour fouetter ou percer un adversaire. Un morceau de tissus est souvent attaché au bout de celle-ci améliorant l'aspect visuel, son contrôle et réduisant les risques pour le pratiquant de se blaisser. La chaîne demande, tout comme le tri-baton, une grande maîtrise. Armes militaires dites "nobles" : Thuong : La lance est en rotin souple comme le bâton long et la pointe ne doit pas dépasser la hauteur des yeux. Cette arme très dangeureuse associée à l'élément Feu, était l’arme de base du fantassin. Tout comme le cuu khuc, un morceau de tissus peut être fixer à la pointe pour perturber l'adversaire. Dai Dao : La guisarme est une arme utilisée pour le combat rapproché. En raison de son poids important, elle demande une forte assise au sol pour celui qui la manie. De ce fait l'énergie cinétique, lorsqu'on la manie, est très importante et en fait une arme très puissante, capable de tailler, percer et arracher les armures. Cette arme était utilisée par l'infanterie, permettant ainsi d’arrêter une charge de cavaliers en plantant le dai dao dans le sol face à l'ennemi. Un autre maniement était de couper le jarrets des chevaux à l'aide du crochet dont elle est munie, toujours, à distance ou encore de désarçonner les cavaliers en l'employant tel un hameçon au niveau des jointures de leurs armures. Guom : Le sabre long était une arme d’officier au maniement difficile. Sa pratique nécessitait un entraînement rigoureux. C'est pourquoi aujourd'hui cette arme garde toute sa noblesse et fascine encore le pratiquant. Song dao : Les sabres papillons utilisent des techniques très amples, généralement symétriques pour trancher ou faire saigner l’adversaire. La longueur de la lame doit permettre la protection de l'avant bras tout entier. La garde est destinée à potéger la main, à dévier ou a bloquer une attaque de sabre et permettait d'en casser la lame. C'est donc un exercice réclamant une parfaite coordination technique des membres supérieurs ainsi qu'un total équilibre du corps tout entier Quat : C'est une arme blanche japonaise formée d'un éventail, dont les pales sont faites en métal, de façon à pouvoir rapidement, et discretement, tuer un adversaire. Sur le plan historique, le quat a commencé à exister lorsque les européens ont amenés au Japon des éventails. Les japonais se sont inspirés de cette forme dépliables de l'éventails que eux ne connaissaient pas pour en faire cette arme digne des légendes populaires. Pendant le Moyen-Age au Japon, le chef de guerre (le shôgun) portait un "gunsen" (littéralement: "éventail de guerre") : ce type d'éventail avait une monture forgée en acier et servait à la fois de signe de ralliement et de direction des troupes (brandi ouvert), et à la fois de garde et de protection (une fois fermé) lors d'un combat au sabre. Le quat, de forme plus européenne, était plutôt reservé aux femmes, qu'elles avaient toujours à portée de main, et qu'elles apprennaient à manier dès leur plus jeune âge. Le quat était utilisé à la fois comme armes défensives dans les palais qui interdisaient souvent le port d'un sabre ou d'un couteau.